Analyse de site web gratuite : jusqu’où ?
Une analyse gratuite de site web mesure bien ce qu'une machine lit en un passage sur une adresse : la vitesse de la page, ses balises de référencement, ses en-têtes de sécurité, une partie de son accessibilité. Elle ne voit pas ce qui demande de lire le site et de le confronter à une règle : ce que la page dépose avant que le visiteur ait choisi, ce que disent les mentions légales, le droit dont relèvent vos fournisseurs, ou les pages qu'elle n'a pas ouvertes.
Nous ne proposons pas d'outil gratuit. Nous proposons un audit offert, et il est petit : la page d'accueil de votre site, sur un seul des 9 piliers de notre audit. Cette page dit ce que chaque famille d'outils fait bien, ce qu'elle laisse de côté, et ce que l'audit offert y ajoute.
Ce qu'un outil gratuit mesure bien
Chaque famille d'outils répond à une question précise, vite, et sans rien vous demander d'autre qu'une adresse.
- La vitesse. PageSpeed Insights, l'outil de Google, mesure une page sur téléphone et sur ordinateur. Il donne une mesure de laboratoire, sur un appareil et un réseau simulés, et, quand Google en dispose, l'expérience de vrais visiteurs de cette page.
- Le référencement. Les outils de référencement lisent les titres, les descriptions, les liens cassés et les redirections, souvent sur beaucoup de pages. Le guide audit SEO ou audit de site dit où s'arrête leur question.
- La sécurité. Un scanner comme l'HTTP Observatory de Mozilla lit les en-têtes HTTP et la configuration que le serveur montre à tout visiteur.
- L'accessibilité. Un vérificateur automatique repère une image sans texte de remplacement, un contraste insuffisant, un champ sans libellé. Le W3C le dit lui-même, dans sa page sur le choix des outils : les outils ne peuvent pas vérifier automatiquement tous les aspects de l'accessibilité, et le jugement humain est nécessaire.
Pour un point précis, une page lente ou un en-tête absent, ces outils donnent souvent la bonne réponse. Le guide sur les outils d'audit, famille par famille détaille ce que chacun mesure, et celui sur la démarche d'un audit de site dit dans quel ordre un audit pose ces questions.
Ce qui ne se voit pas en un passage
Ces points ne se mesurent pas : ils se lisent, puis se comparent à une règle ou à un autre texte du site.
- Ce que la page dépose avant votre choix. La CNIL le rappelle : tant que le visiteur n'a pas consenti, les cookies non essentiels ne peuvent être ni déposés ni lus, et refuser doit être aussi simple qu'accepter. Un outil de vitesse charge la page pour la chronométrer ; il ne se demande pas ce qu'elle a déposé, ni si le bandeau propose le refus au premier niveau.
- Les mentions légales. Un outil voit qu'un lien existe. Savoir si la page nomme l'éditeur, le directeur de la publication et l'hébergeur demande de la lire. Le guide sur les mentions légales obligatoires en donne le contenu.
- Le droit dont relèvent vos fournisseurs. Un outil voit l'adresse d'un serveur et le pays où il se trouve. Qu'une société de droit américain l'exploite, même en Europe, se découvre en établissant qui fournit chaque couche du site : c'est ce qui fait entrer le Cloud Act en jeu.
- Les pages que l'outil n'a pas ouvertes. Un outil qui mesure une adresse mesure celle-là. Un défaut porté par le gabarit des fiches produit ou des articles n'apparaît pas sur l'accueil.
- Ce qu'un texte promet et qu'un autre contredit. Une description qui annonce un avantage que les conditions générales retirent ne déclenche aucune règle technique : il faut lire les deux.
Trois extraits d'un rapport publié
Dans l'exemple de rapport d'une boutique en ligne que nous publions, trois constats n'auraient pas été relevés par une mesure de l'accueil seul.
- En accessibilité, l'accueil fait mieux que les autres pages. Les fiches produit sont les plus faibles, parce que leurs listes de caractéristiques sont mal structurées : l'accueil donnait une meilleure image que le site.
- Le gestionnaire de balises de Google se charge dès l'ouverture de la page, avant tout choix. Le bouton pour refuser n'apparaît qu'après un clic sur « Personnaliser » : refuser demande deux clics, accepter un seul.
- Les descriptions affichées par Google promettent « Retour gratuit 30 j ». Les conditions générales mettent les frais de retour à la charge de l'acheteur.
Le guide sur l'audit d'un site e-commerce dit ce que l'audit lit d'autre sur une boutique.
Ce que nous relevons sur les sites audités
70 %chargent un traceur tiers avant que le visiteur ait choisi
85 %envoient des données personnelles hors de l'Union européenne sans garanties, lors d'une simple visite
25 %publient des mentions légales auxquelles manquent au moins trois des informations exigées
Ces pourcentages portent sur une vingtaine à une trentaine de sites audités entre le 14 août 2026 et le 24 septembre 2026. Chacun ne compte que les sites où le point a pu être vérifié. Beaucoup ont été audités parce qu'un défaut s'y voyait vite : ces chiffres décrivent nos audits, pas l'ensemble des sites.
L'audit offert : une page, un pilier
Il porte sur une page : la page d'accueil du domaine que vous nous donnez. Il porte sur un pilier : celui que vous choisissez. Nous lisons la page dans un navigateur, comme un visiteur : rien à installer, aucun accès à nous fournir.
Vous recevez un rapport simple sur ce pilier, par email, dans un délai minimum de 24 h à compter de votre confirmation. Si vous choisissez la conformité, il dit ce que la page dépose avant le choix du visiteur et ce que disent vos mentions légales ; si vous choisissez l'indépendance, il nomme vos fournisseurs et le droit dont ils relèvent.
Il a la limite d'un outil qui mesure une adresse : une page ne dit rien du reste de votre site, et nous l'écrivons. Le rapport offert peut aussi être publié sur ce site, avec le nom du site audité ; les conditions que vous acceptez en le demandant le disent.
Celui que nous vendons porte sur les 9 piliers et sur les pages de tout votre site. Ses forfaits sont sur la page Tarifs, et le guide sur le prix d'un audit de site dit ce qui fait varier ce prix.
Ce que cette vérification ne dit pas
Ce que cette page dit des outils vient de leur documentation officielle, lue le 28 septembre 2026. Leurs fonctions évoluent, et nous n'avons publié aucun test comparatif entre ces outils et notre audit.
Le rapport relève des faits, des mesures et des indices observables ; il n'est ni une certification de conformité, ni un avis juridique, ni un test d'intrusion. Ce que nous n'avons pas pu vérifier n'est jamais compté comme conforme.
À lire ensuite
Outils d'audit de site web, par famille
Référencement, vitesse, sécurité, accessibilité : ce que chaque famille d'outils d'audit de site mesure bien, ce qu'elle laisse de côté, et quand relire compte.
Lire le guide →Mentions légales obligatoires d'un site
Ce que les mentions légales d'un site doivent contenir selon la forme de l'éditeur, et le défaut qu'on voit peu : une page publiée qu'aucun lien ne relie.
Lire le guide →Cloud Act : votre site est-il concerné ?
Le Cloud Act vise les données détenues par un fournisseur américain, même stockées en Europe. Les couches de votre site concernées, et ce que l'audit regarde.
Lire le guide →Testez notre méthode gratuitement
Une page. Un pilier. Un vrai rapport.
Indiquez votre site, choisissez le pilier que vous souhaitez regarder et recevez notre rapport sur votre page d’accueil par email, dans un délai minimum de 24 h.
Les forfaits couvrent les 9 piliers sur les pages de tout votre site.
